Qui est Alessio Grieco ?

C'est en lisant les journaux de l'époque que nous en apprenons un peu plus sur la vie de la victime. Ce ne sont quand dans ce cas-ci que des bribes d'informations. La première difficulté réside dans l'établissement de son identité propre. S'appelle-t-il Grieco, Greco ou Greccio? Disons que les journalistes sont peu soucieux de ce «détail». Nous avons tout de même pu établir certains faits intéressants.

Tout d'abord, à l'instar de ses compagnons d'infortune, Alessio Grieco était un Napolitain. Au moment des événements il aurait 45 ans selon l'acte de sépulture inscrit au registre de la paroisse Saint-Ignace de Coteau du Lac. Nous savons aussi qu'il travaillait pour M. Poupare comme ouvrier au chantier du canal de Soulanges.





Grieco avait un frère à Montréal. Ce dernier n'y habitait plus au moment des événements. André Villani, dans sa déposition, précise qu'il est aux États-Unis depuis deux ans.


Par contre, Grieco a un beau-frère du nom de Mario Monetti, qui habite à Montréal. Celui-ci est marié à la soeur de la victime. 

La raison pour laquelle autant de compatriotes viennent témoigner, c'est pour prouver que la victime n'avait pas été impliquée dans une affaire de meurtre dans la région de Rimouski.

Ces extraits d'articles ont été tirés du journal La Patrie entre les 10 et 14 mars 1898, période de la tenue du procès.


Note: Nous n'avons pu obtenir une meilleure qualité d'image, les originaux ayant été numérisés à trop basse résolution.