Natale DA PRATO (1866-1936) statuaire originaire de Barga

 

Acte de baptême de Natale DA PRATO.

Natale DA PRATO, fils de Michele (petit-fils de Domenico) DA PRATO et de Fortunata (petit-fils de Domenico) LUCCHESI est né et a été baptisé le 24 décembre 1866 à Barga, en Toscane. Sa mère décède à l'hospice de Barga le 8 mars 1867, peu après sa naissance. Le 25 juin 1868, son père épouse en secondes noces Elisabetta BIAGIOTTI, fille de Giuseppe BIAGIOTTI et Giulia GHILONI.

Recensement 1887 Barga.
Recensement 1886 Barga.

Recensement 1889 Barga.
Recensement 1888 Barga.


Au recensement de Barga de 1889, il est précisé que Natale DA PRATO est à l'étranger par la mention «fuori». Deux ans plus tard, on retrace Natale DA PRATO, alors figuriste, à Cornwall en Ontario, au Canada, grâce au recensement fait en 1891. On découvre qu'il est alors marié puisque son épouse Alice, âgée de 20 ans et née en Angleterre, est recensée avec lui.


Extrait du recensement 1891 de Cornwall, Ontario [agrandi pour une meilleure lecture].

Quelques semaines après y avoir été recensés, un fils, Joseph, né le 7 juin, a été baptisé le 14 juin 1891 à la paroisse Saint-Colomban de Cornwall. À ce jour, nous n'avons toujours pas retracé le mariage de Natale et Alice.

L'identité de l'épouse de Natale n'est pas encore complètement déterminée. Au recensement 1891 (voir ci-dessus), elle se prénomme Alice, mais à la naissance de leur fils quelques semaines plus tard, c'est le prénom d'Elizabeth qui est inscrit dans l'acte (voir ci-dessous).

Registre paroissial de Saint-Colomban, Cornwall, Ontario, Canada.

Le couple rentre en Italie vers 1892 avec leur jeune fils. Leur deuxième enfant, une fille prénommée Celestina Maria Assunta, naitra à Barga, le 5 janvier 1893 selon ce qui est inscrit dans l'acte de baptême du 24 janvier au registre de la paroisse San Cristoforo. Le nom de la mère de l'enfant est Maria Alice ROBERTS, fille de Guglielmo Enrico [ou William Henry en anglais] (voir ci-bas).

Baptême de Celestina DA PRATO au registre paroissial de San Cristoforo, Barga, Toscane Italie.

Extrait de l'acte de naissance de Celestina DA PRATO, fille de Natale.

Or, dans l'acte de naissance de Celestina daté du 7 janvier 1893, on précise que l'enfant est née le 4 janvier [et non le 5] et que sa mère s'appelle Elena, fille de feu Luigi ROBERTIS. Pour son père Natale, les choses sont plus claires. Il a alors 26 ans et est figuriste.

Cette même année, la famille repart outre Atlantique, vers New York aux États-Unis, où leur navire arrive le 9 mai 1893. Sur la liste de passagers, on trouve Natale DA PRATO 27 ans «marble cutter», son épouse Elena âgée de 20 ans et leur fille Celestine, âgée de 3 mois. Leur fils ainé, Giuseppe, est resté chez ses grand-parents à Barga (voir ci-bas).

Liste de passagers 1893.

Recensement paroissial de 1900 de San Cristoforo de Barga.

Pour la petite histoire, ce Natale DA PRATO (sans lien de parenté) et Severino DA PRATO mon ancêtre, originaires de la même commune (Natale est né à Barga et Severino, à Fornaci) ont habité pendant environ deux ans à moins de 50 km l'un de l'autre en Ontario au Canada.

Fin de la première partie.


Sources :

Degli Innocenti ou Dell'Ospedale - les enfants trouvés

 

Ils s'appellent Degli Innocenti ou encore Dell'Ospedale. Ces patronymes sont ceux donnés aux enfants trouvés. Des familles en hébergeaient un, parfois deux, comme on peut le constater dans les recensements paroissiaux. Ils y sont inscrits avec la mention  «spedalino».



On trouvait à Pise, entre autres, un hôpital qui s'occupait de ces orphelins: l'
Ospizio dei Trovatelli, dont l'existence remonte au début du XIVe siècle. La vocation du bâtiment avait d'abord été de recevoir les malades et est ensuite devenu un abri pour les enfants abandonnés. Il avait pour but de remédier à la pratique de l'exposition des nouveau-nés, c’est-à-dire leur abandon dans un endroit leur permettant d’être recueillis par un individu ou par une communauté soignante. L'Ospizio dei Trovatelli sera fusionné avec l'hôpital Santa-Chiara à la fin du XVIIe siècle.

On y atteste la présence de la « roue », un système consistant en un tambour rotatif en bois placé à l'extérieur du bâtiment en face d'une fenêtre grillagée dans laquelle on plaçait l'enfant. On la tournait ensuite de sorte qu’il était possible de récupérer le bébé à l'intérieur de la structure. La grille était destinée à limiter le nombre d'enfants à accepter et permettait le passage aux seuls nouveau-nés. La roue ne sera retirée qu’en 1921. Notez sur l'image ci-contre, un bébé en langes au-dessus d'une fenêtre indiquant l'endroit où se trouvait la roue.


Extrait du recensement paroissial de 1850 de Loppia, en Toscane.
La famille qui abandonnait le nouveau-né laissait une note y indiquant sa date de naissance. On pouvait aussi y fournir une suggestion de prénom à donner à l'enfant. L'institution faisait ensuite baptiser le poupon. Dans cet acte, on relatait alors les circonstances de sa découverte et on décrivait même les vêtements portés par l'enfant abandonné. L'image ci-contre est tiré d'un recensement paroissial. On y voit Francesca LUCHINI veuve de Iacopo RIANI, ses deux fils et un enfant nommé Tito VERITELLI avec la mention «spedalino».


Source

Barga Genealogy Research Group : recensement paroissial de Loppia.