Michele RIGALI, statuaire à Québec

Michele RIGALI est baptisé à la paroisse Santa Maria di Loppia, près de Barga, le 25 mai 1841. Il est le fils de Domenico RIGALI et d'Annunziata EQUI. Il arrive aux États-Unis dès 1856. Il s'installera au Canada en 1864.



Michele Rigali entouré de son épouse et de ses fils.


Acte de baptême de Michele Filippo RIGALI.

Michele quitte l'Italie pour l'Amérique le 11 mars 1856 tel que le stipule le recensement paroissial de 1856 présenté ci-dessous «anda in America il 11 Marzo 1856».

Recensement paroissial de Santa Maria di Loppia de 1856.

Michele RIGALI épouse Mary PUTNAM aux États-Unis. En 1860, le couple est recensé à Manchester, comté de Bennington, Vermont, avec un cousin germain de Michele, Lorenzo Bonaccorsi. Michel a alors 19 ans. Les deux premiers enfants du couple, Michele et Levy, naitront aux États-Unis. Nous n'avons pas encore retracé leur naissance.

 Extrait du recensement fédéral de 1860, Manchester comté de Bennington, Vermont, page 96.

Michele RIGALI s'enrôle dans l'armée de l'Union le 31 août 1862 à Mohawk dans l'état de New York. Il désertera le 17 juillet 1863. 
La première mention de la présence de Michele Rigali au Québec, est l'acte de baptême du troisième fils du couple, Francis William, baptisé à Saint-Jean-sur-Richelieu le 24 octobre 1864. André Castelletti est son parrain. Puis, on retrouve la famille à Sorel le 1er novembre 1865, jour du baptême de leur fils ainé Michel, alors âgé de 5 ans. Lorenzo Bonaccorsi, petit-cousin de Michele Rigali, dont nous avons déjà parlé dans ce blog, est son parrain.

Extrait du registre de la paroisse Saint-Pierre de Sorel.

Enfin, le plus jeune fils de Michele, Jean, sera baptisé sous condition à Montréal le 24 février 1867. Dans l'acte, on précise qu'il est né le 16 octobre dernier (1866). Le parrain du garçon est Aurelio Montanetti et sa marraine, Julie Asselin, épouse du parrain.

En consultant l'annuaire de Québec de 1868-1869, on retrouve Michel "REGALLI" au 148 rue Saint-Valier (sic) dans le quartier Saint Roch de Québec, puis au 90 1/2 rue Saint-Joseph en 1869-1870. Statuaire de métier, Michel RIGALI réalisera entre autres les statues de la façade de l'église St-Jean-Baptiste de Québec. Il fait publier des avis et des articles dans les journaux, dont voici deux exemples.

Journal L'Événement du 24 mars 1873.

Le Courrier du Canada du 25 mai 1874.

On retrouve Michele RIGALI et sa famille dans divers recensements de la ville de Québec. Celui de 1881 indique que ses fils Elie (Levy), Frank et John font le même métier que leur père.

Recensement 1881 du Canada, ville de Québec.

Michele décède le 5 juin 1910 à Québec.

Fait intéressant, il est le petit-cousin des frères Severino (mon arrière arrière grand-père maternel) et Ferdinando Da PRATO, migrants installés à Alexandria en Ontario. Ils sont apparentés par les EQUI, patronyme de leurs mères. Mais aussi par les PELLEGRINI, puisqu'ils ont tous les deux une grand-mère portant ce patronyme. Il s'est avéré que ce sont deux soeurs. ▪︎

Voir l'article au sujet de Severino Pietro Agostino Da PRATO.

Autres articles intéressants au sujet de Michele RIGALI:

Dictionnaire biographique du Canada : RIGALI, Michele
Ville de Québec : RIGALI, Michele 1841 - 1910