Les vagues migratoires

Les Italiens du Québec et du Canada ne sont pas tous arrivés après la Seconde Guerre mondiale. Il sont partis d'Italie par vagues, leur départ étant relié à des considérations soit politiques, soit économiques. Il est à noter que les tout premiers Italiens venaient du nord de l'Italie, puis ce sont ceux du centre qui ont quitté leur pays et au XXe siècle, ce sont les Italiens du Sud qui ont fait le voyage.

Jusqu'à la fin du 18e siècle, seulement quelques individus d'origine italienne ont laissé une trace dans les archives. Le tout premier groupe, près d'une centaine, à s'installer à Montréal au tournant du 19e siècle provient de Moltrasio, province de Côme. Ils étaient pour la plupart hôteliers comme les Del Vecchio, les Donegani et Rusconi. Puis, ce sont les Toscans, statuaires pour plusieurs, qui orneront nos églises. Les Carli, Petrucci, Da Prato et autre Rigali s'installent un peu partout au Québec et contribuent à l'enrichissement de notre patrimoine. Au tournant du 20e siècle, les migrants proviennent de diverses provinces dont le Campobasso, comme les Sauro.

Même si les dernières générations arrivées après la seconde guerre se sont plutôt intégrées à la communauté anglophone, ce n'est pas le cas des autres arrivées plus tôt au Québec. Il n'est donc pas rare dans la région métropolitaine de retrouver un italien parmi ses ancêtres, même si on est de descendance canadienne-française.

Faites-nous connaître votre branche italienne et nous la partagerons, avec votre consentement, sur ce blogue.

Marquis Francesco Maria Luca d'ALBERGATI VEZZA

Un des premiers Italiens au Canada fut le marquis François Marie Luc Albergati Vezza, originaire de Bologne, et officier des troupes, françaises, détachées de la Marine au moment de la guerre de Sept Ans. Il est le fils de Fabio Albergati Vezza et d'Angela Rondi.

Il a été blessé à la prise du fort Nécessité. Notez que cette victoire française est la seule défaite qu'ait connu George Washington. Françoise Marie était au fort Carillon en 1756, puis de l'expédition d'hiver au fort George en 1757. Il s'est trouvé aux Plaines d'Abraham en 1759, victoire britannique, et à la bataille de Sainte-Foy l'année suivante, victoire française celle-là. Il a enfin commandé le fort Jacques-Cartier, près de Québec jusqu'à la capitulation.

                                       Correspondance conservée aux ANOM

Le 18 janvier 1757, à Notre-Dame de Québec, il avait épousé Charlotte Marie Anne Josephe Aubert, fille d'Ignace Aubert de la Chenaye et de Marie Anne Josephe de l'Estringant de Saint-Martin.

                Extrait du registre de Notre-Dame de Québec.

Après la guerre, François Marie rentre en France, laissant son épouse derrière. Marie Charlotte décédera le 24 août 1801 à Trois-Rivières au Québec. Elle sera inhumée deux jours plus tard. Elle laisse dans le deuil sa fille Charlotte d'ALBERGATI, épouse de Charle THOMAS.


Liens complémentaires:

Villa Albergati à Bologne, Italie, maintenant un musée.